L'eau qui dort de Hélène Gestern

publié le 2 mai 2019 à 06:45 par Site Expression Livre
Un soir, Benoît Lauzanne, représentant de commerce parisien, quitte le domicile conjugal pour ne plus y revenir. Au buffet de la gare de V., la ville de province où il s'est réfugié, il est bouleversé par une femme dont la silhouette lui rappelle de façon troublante Irina, une artiste peintre qui fut le grand amour de sa jeunesse. Mais Irina a disparu vingt ans plus tôt sans laisser de traces. Dès lors, Lauzanne n'aura plus qu'une obsession : retrouver cette femme. Après un récit intimiste, Un Vertige, publié en septembre 2017, Hélène Gestern revient à son genre de prédilection, le roman. Le roman foisonnant, traitant de multiples thèmes. Avec L'Eau qui dort, Hélène Gestern reprend et creuse encore plus loin celui de la disparition. Déjà présent dans son premier texte, Eux sur la photo, il est ici servi par un genre nouveau auquel elle s'essaie avec talent, le roman policier. Il y aura donc un cadavre, une enquête de police, des suspects, des
lingots d'or retrouvés par miracle. Mais, loin de se cantonner aux lois du genre, Hélène Gestern développe bien sûr toute une partie psychologique, qui nous entraîne dans le passé compliqué des personnages, où les mensonges, les fuites, les compromissions sont décortiqués avec la précision et la justesse d'un entomologiste.
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